Tu fabriques tes chandelles, tes savons, tes bijoux ou tes cosmétiques depuis quelques années. Tu vends aux marchés artisanaux, tu fais des salons de créateurs, et chaque fois que vient l’heure de t’inscrire à un nouvel événement, tu te poses la même question : est-ce que ça vaut vraiment l’investissement en temps et en énergie ?
Les données québécoises de 2025 répondent clairement.
Le contexte en deux minutes
Selon Les Affaires (mai 2026), le retour des consommateurs dans les commerces physiques au Québec s’est confirmé bien au-delà des attentes. Le Carrefour de l’Estrie, l’un des cinq plus grands centres commerciaux de la province, a accueilli 7,2 millions de visiteurs en 2025, soit une hausse de 20 % par rapport à 2019. Les ventes annuelles au pied carré ont grimpé de 475 $ à environ 600 $.
Le volume d’investissement dans le commerce de détail au Québec a augmenté de 26,3 % en 2025, pour atteindre 3 133 millions de dollars. La demande pour des espaces commerciaux physiques est en hausse depuis le premier trimestre de 2025 et se poursuit en 2026. Apple et Lululemon ont respectivement loué 35 000 et 12 000 pieds carrés sur la rue Sainte-Catherine Ouest à Montréal cette année.
Les grandes marques reviennent en force dans le commerce physique, et elles y investissent massivement.
Pourquoi ce mouvement te concerne directement
Ces chiffres parlent de centres commerciaux et d’immobilier commercial. Le mouvement qu’ils reflètent, lui, touche toutes les formes de présence physique : les marchés artisanaux, les salons de créateurs, les boutiques éphémères de Noël.
Quand les consommateurs recommencent à sortir faire leurs achats, ils vont aux marchés locaux. Ils s’arrêtent aux foires artisanales. Ils cherchent une expérience que le web ne peut pas reproduire.
Si tu vends des chandelles parfumées, des cosmétiques naturels, des savons artisanaux ou des bijoux faits à la main, tu as accès à quelque chose que les grandes surfaces n’arrivent pas à offrir : la conversation en direct, la possibilité de faire sentir ou toucher ton produit, et la confiance qui se bâtit en 30 secondes face à face. Dans les marchés artisanaux, « ce qui entoure ton produit », c’est toi.
Trois leçons à retenir pour ton entreprise de produits
1. Le bon événement vaut mieux que plusieurs mauvais
Les grandes marques ne s’installent pas n’importe où. Apple a choisi la rue Sainte-Catherine Ouest à Montréal pour une raison précise : c’est là que se trouve sa cliente. La même logique s’applique à toi.
Un marché haut de gamme qui rassemble ta cliente idéale vaut mieux que quatre événements qui remplissent ton calendrier sans remplir ta caisse. Avant d’accepter une invitation ou de payer une inscription, la vraie question, c’est si ta cliente est là : celle qui comprend la valeur de ce que tu fais et qui est prête à payer le juste prix.
2. Ton kiosque est ta vitrine
Les centres commerciaux investissent massivement dans l’expérience visuelle pour attirer et retenir les visiteurs. Toi aussi, tu peux travailler ce réflexe. La première impression de ton kiosque se forme en moins d’une seconde. Est-ce que ça donne envie d’entrer, ou juste de passer ?
L’organisation, la hauteur des produits, l’odeur si tu vends des chandelles ou des savons, une affiche lisible à trois mètres : chaque détail compte. Pense à ton kiosque comme à une page d’accueil de site web. Si les premières secondes ne retiennent pas l’attention, la visite s’arrête là.
3. La présence en personne bâtit ta liste autant que ta caisse
La vente en personne va au-delà de la transaction du samedi matin. La cliente qui te rencontre à un marché, qui sent ton produit, qui te parle, elle est déjà convaincue à moitié. C’est le meilleur moment pour l’inviter à rejoindre ton infolettre.
Une liste qui grandit à chaque événement, c’est du capital de vente que tu accumules pour tes prochains lancements, tes promotions, tes mois plus tranquilles. Si tu repars d’un marché sans avoir collecté de courriels, tu as laissé de l’argent sur la table.
Les questions à te poser cette semaine
Avant de t’inscrire à ton prochain événement, prends cinq minutes pour répondre honnêtement à celles-ci.
À quels marchés ou salons as-tu participé au cours de la dernière année, et pourquoi ceux-là ? Si la réponse est « parce qu’on me l’a demandé » ou « parce que c’était proche », il y a peut-être une occasion de revoir ta sélection.
Si tu compares tes ventes d’un événement à l’autre depuis deux ans, lequel a offert le meilleur ratio effort/résultat ? Si tu ne le sais pas, c’est la première chose à mesurer.
Est-ce que tu collectes des courriels à chaque événement, systématiquement, ou juste quand tu y penses ?
Vendre en personne, ça s’organise et ça se structure. Ça ne se fait pas juste par intuition. Les créatrices qui en font un vrai canal de vente choisissent les bons marchés, avec le bon angle.
Neuf fois sur dix, ton produit est bon. C’est ce qui l’entoure qui fait la différence. En personne, ce qui entoure ton produit, c’est toute l’expérience que tu crées autour de lui. Si tu veux qu’on regarde ensemble ce qui freine tes ventes en personne, c’est exactement ce qu’on fait lors d’un audit.
SOURCES
- Les Affaires, « Immobilier : les commerces physiques reviennent à la mode », Charles Poulin, 20 mai 2026 : https://www.lesaffaires.com/dossiers/immobilier-commercial-un-marche-en-plein-renouveau/immobilier-les-commerces-physiques-reviennent-a-la-mode-edition_20_mai_2026/





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